Les examens du sommeil

Médecin spécialiste
des troubles du sommeil

Quels sont les examens du sommeil ?

L'actimétrie :

L'actimétre enregistre le rythme veille-sommeil. Il s'agit d'un appareil de la taille d’une montre qui se porte le plus souvent au poignet non dominant.
A l’intérieur de cet appareil, une cellule piézo-électrique permet de détecter les accélérations des mouvements. Les impulsions engendrées par une accélération au dessus d’un certain seuil sont stockées dans un microprocesseur. Elles sont comptabilisées par unité de temps, habituellement de 10 s à 1 minute.
Cet examen se fait en ambulatoire, le plus souvent sur une durée de 8 jours, et vient en complément de la consultation et de l’agenda du sommeil pour apporter des informations sur la qualité du sommeil et de son organisation sur 24 heures.

Les enregistrements nocturnes ambulatoires

La polygraphie ventilatoire :

Les signaux recueillis en polygraphie ventilatoire sont la mesure du flux aérien avec une canule nasale, la mesure des efforts respiratoires par des sangles de pléthysmographie, la mesure de la saturation de l’oxygène (Oxymétrie) et la mesure de l’activité cardiaque.
La polygraphie ventilatoire est indiquée pour le diagnostic de SAS en présence d’une présomption clinique élevée, en présence d’un sommeil habituellement non fractionné (c'est-à-dire sans éveil) et en l’absence d’autres troubles du sommeil associés. Si la présomption cliniques est faible, une polysomnographie est d’emblée réalisée.
Chez l’enfant, bien que la polygraphie respiratoire ne soit pas formellement validée par la littérature, cette dernière est possible lorsqu’elle est interprétée par une équipe spécialisée dans les troubles respiratoires du sommeil de l’enfant.

Les enregistrements réalisés au centre du sommeil :

Dans certains cas, ces enregistrements ambulatoires s’avèrent insuffisants et doivent être soit remplacés par des enregistrements réalisés au centre du sommeil, soit venir en complément des résultats des tests ambulatoires. Ces enregistrements consistent en une polysomnographie nocturne avec enregistrement vidéo, si possible et/ou enregistrements diurnes.
Ces enregistrements sont notamment indiqués en cas de difficultés diagnostiques de la ou des pathologies du sommeil en cause, d’échec ou de résistance aux traitements mécaniques dans le syndrome d’apnée du sommeil, de contrôle de l’efficacité des traitements mécaniques et médicamenteux, de manière systématique pour tous les troubles du sommeil chez l’enfant et enfin pour une population de patients adultes ne pouvant être enregistrés en conditions non surveillées : patients obèses avec une sudation importante, patients non compliants, vivant dans des conditions inadéquates avec des troubles cognitifs et/ou présentant des pathologies complexes (maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, broncho-pneumopathie chronique obstructive, mucoviscidose, myopathies, sclérose latérale amyotrophique, syndrome obésité-hypoventilation, cyphoscoliose….).

Les diagnostics les plus fréquemment rencontrés à l’issue de ces enregistrements au centre et qui sont à distinguer mais parfois associés au syndrome d’apnées du sommeil sont :
- les troubles moteurs du sommeil (syndrome de jambes sans repos et les mouvements périodiques des membres inférieurs) qui sont à l’origine d’une plainte d’hypersomnolence diurne ou d’insomnie.
- les hypersomnies comme la narcolepsie ou l’hypersomnie idiopathique. Le traitement en est médicamenteux.
- les parasomnies (troubles de l’éveil en sommeil lent profond et les troubles du comportement en sommeil paradoxal) qui doivent, quant à eux, être distingués d’une crise d’épilepsie nocturne grâce à un système de vidéo synchronisée.

Les tests diurnes :

Les tests diurnes standardisés s’emploient à mesurer objectivement la somnolence d’un patient (tests itératifs des latences d’endormissement, TILE) et sa capacité à résister au sommeil dans la journée (tests itératifs de maintient d’éveil, TME).
TILE et TME sont réalisés en centre du sommeil chacun à cinq reprises dans la journée, au moyen du même montage que pour la polysomnographie nocturne (EEG, EOG, EMG mentonnier, EMG jambier, respiration) pour une durée de 30 à 45 minutes et à intervalles de deux heures.

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